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Interview Special: Boobah Siddik se confie a UNOHH! Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par African Hip Hop Task Force   
17-06-2007

BoobahSiddik-StoreFrontWiddaStick2Dynamik Boobah Siddik, with a style that is sick and the big that is…you meme you know, qui est cet individu? Fondateur et un tiers du mythique Shadow Zu, le groupe de Hip Hop qui a constamment et avec success represente l’Afrique aux Etats Unis et particulierement du cote de la Californie, Boobah Siddik revient cette annee avec un nouvel album que les connaisseurs du Hip Hop Africain appellent deja un classique. Nous nous sommes assis avec lui pour un interview detaille et long. Prenez un jus de gingembre bien glace et asseyez vous parce que quand on commence a parler avec Boobah, c’est difficile de s’arreter.

 

UNOHH : Bonjour Boobah Siddik, pouvez vous vous presenter pour ceux de nos lecteurs qui ne vous connaissent pas ?

 

Boobah Siddik : Bless ! D’abord merci de prendre le temps de m’accorder cet interview, ca fait un peu bizarre d’etre de l’autre cote du micro (Rires). Je suis l’Homme que l’Ombre Nomme le Dynamik Boobah Siddik. Je fais partie du Shadow Zu qui a commence a Dakar en  1995 et qui a continue aux Etats-Unis et qui est le groupe de Hip Hop Africain avec le style le plus different et talentueux que les Americains et bientôt les Africains aient eu a decouvrir.  Je suis ivorien de naissance et j’ai grandi entre le Senegal et la Cote d’Ivoire ce qui fait que je me sens plus Africain que citoyen d’une nation particuliere. Ca fait pres de dix ans que je vis aux Etats-Unis d’où je pratique la plupart de mes activites dans le showbiz. Sur le plan civil je suis ingenieur informaticien de formation et de profession et je me specialise dans le developement de sites web.

UNOHH: Justement certains de nos lecteurs avaient des questions a ce sujet donc nous aimerions que vous eclaircissiez pour eux (ou elles) la nature de vos relations avec UNOHH, Nigerime, RapAlloco et Fasorap.

 

Boobah Siddik : (Rires) Bon c’est vrai que personnellement j’ai recu beaucoup de questions a ce sujet, mais je vais vous expliquer comment tout a commence. Apres l’enregistrement du deuxieme album de Shadow Zu « Hipolitics » en 2004, nous avons utilise l’internet pour faire une partie de la promotion de l’album qui il faut le dire était a la base surtout destine a la sortie aux Etats-Unis. C’est au cours de cette promotion que nous avons rencontre des problemes qui m’ont fait reflechir. Il se trouvait que la plupart des sites qui existaient sur le Hip Hop Africain a l’epoque etaient tenus par des individus que pour etre poli je qualifierai d’interesses. Interesses pourquoi parce que ils nous semblaient que leur interet n’était pas de promouvoir le Hip Hop Africain comme ils le pretendaient mais de promouvoir leur propres interets ou ceux dans leur cercle intime. Je me suis dit que nous ne devrions pas etre les seuls artistes a etre frustre par le manque de cooperation de ces sites qui affirment etre la pour les artistes. C’est la que l’idee m’a frappee. Je me suis dit « Ecoute, tu as une formation en informatique, tu as le talent, tu aimes la musique et tu trouves que ces gens ne t’aident pas assez, pourquoi ne pas t’aider toi mem ? ». C’était une sorte de revelation parce que en meme temps pour moi c’était lie cette pensee personnelle qui était en relation avec mon propre combat avec celui des Africains et des Noirs en general. Pourquoi attendre que les autres nous aident ? Pourquoi toujours tendre la main et s’offusquer quand l’autre cote nous refuse de l’aide alors qu’on a les memes aptitudes, la meme intelligence ? Pour moi c’était avec une manière de casser avec cette mentalite d’assiste qui nous affecte toujours en Afrique et j’ai decide de combattre ca a mon propre niveau. J’ai donc decide de créer et de lancer United Nations Of Hip Hop, qui est un ideal, une vision, mais concretement, c’est un site que j’ai construit et lance. L’idee derriere est tres simple, juste etre une plate forme de promotion et de decouverte pour les artistes de Hip Hop Africain et pour leur fans. La porte est ouverte a tous pour faire leur propre promotion et permettre au monde de decouvrir leur talent. 70% des visiteurs de UNOHH viennent des Etats-Unis, du Canada et de l’Europe, c’est pour vous dire que l’interet dans le Hip Hop Africain existe ici contrairement a ce que les gens pensent. Apres la creation de UNOHH, a travers les contacts que j’ai fait grace a ce site, nous avons lance RapAlloco.com qui est le premier portail Hip Hop Ivoirien en collaboration avec Bloc8 Productions bases a Abidjan car a mon avis il était impensable qu’un pays entier n’ait pas de portail internet sur le Hip Hop. Apres le succes de RapAlloco, nous avons egalement lance Nigerime.com dans les meme conditions grace au travail de mes homonymes les Bouba Sidide et Magagi du magazine de Hip Hop Nigerien La Rime. Tout dernierement nous avons ouvert le premier portail Hip Hop burkinabe FasoRap et ceci encore avec la participation de Math Cool J qui tenait jusque la un blog sur le Rap Burkinabe. Nous nous appretons aussi a ouvrir de nouveaux portails pour d’autres pays que nous maintenons secret jusqu'à ce que ca se concretise. Mais l’idee derriere ces sites est simple et est la meme, moi j’apporte la touche technique et mes collaborateurs locaux apportent le contenu. A mon avis c’est le minimum que je pouvais faire a mon niveau pour aider le Hip Hop Africain a avancer puisque c’est quelque chose qui est dans ma lignee de connaissance et de travail. Je suis donc a la partie technique derriere ces sites et j’aide a les maintenir en ligne. Bon je vais arreter ma reponse la avant que vous ne me frappiez avec votre recorder la pour me faire taire !

 

UNOHH : (Rires) Noon ! Merci pour cette reponse detaillee, je pense qu’elle va completement satisfaire la curiosite de nos lecteurs. Nous vous sommes en tout cas reconnaissant pour votre disponibilite concertant UNOHH par ailleurs. Pour revenir a notre interview, il semble que vous etes motives dans vos demarches par un certain devouement pour le Hip Hop Africain et nous aimerions en savoir un peu plus dessus. Quel est votre relation avec le Hip Hop Africain et quelle est votre vision du et pour le hip hop Africain ?

 

Boobah Siddik : Bonne question… Bon moi déjà je ne me vois pas comme artiste Hip Hop ivoirien ou senegalais, moi je me vois comme un artiste de Hip Hop Africain. A travers ma carriere avec Shadow Zu ici aux Etats-Unis nous etions vus comme Africains un point un trait etant donne que la connaissance geographique des Americains en ce qui concerne l’Afrique est assez limitee. Ensuite, je pense que d’une certaine manière, l’Unite Africaine dont nous revons tous est en train d’etre realisee a travers le Hip Hop Africain. Je pense que les gens ont tendance a minimiser le pouvoir de la musique, mais la musique est vraiment l’ambassadrice d’un peuple. Si un Togolais connait le Burkina Faso a travers Yeleen alors qu’il n’a jamais rencontre un Burkinabe de sa vie, c’est un Togolais qui sera ouvert lorsqu’il rencontrera un Burkinabe pour la premiere fois. A travers les nouvelles que je recois du Hip Hop Africain et avec tous les festivals qui se tiennent en Afrique en ce moment, je dirais que le Hip Hop Africain est un geant qui dort, ou plutôt un geant que les gens pensent endormis. Ici aux Etats-Unis il y a de plus en plus de personnes qui sont interesses par ce mouvement a cause du contenu, qui est plus consciencieux que la plupart du Hip Hop qui passe a la tele, et aussi mais surtout a mon avis a cause de l’authenticite qu’ils peuvent sentir dans la musique que nous faisons en tant que rappeurs africains. Le Hip Hop Africain a de beaux jours devant lui et nous en tout cas nous bossons pour que ces beaux jours arrivent maintenant et non dans un futur lointain.

 

UNOHH : Vous avez mentionne que ca fait dix ans que vous vivez aux Etats-Unis, comment a evolue votre vision de vous-même et de l’Afrique depuis que vous etes arrives ici ?

 

Boobah Siddik :  J’aime bien cette question (air pensif)… Vous savez quand je suis arrive ici, j’etais un adolescent. J’avais jamais imagine apres que j’ai eu mon bac que je viendrais aux Etats-Unis, et surtout en Californie. Pour moi c’était fini, j’etais arrive. Je me souviens ma mere pleurait a l’aeroport et tout quand je quittais et moi tout ce a quoi je pensais c’est ca y est, je reviens plus moi ! J’etais excite, j’avais en tete tous les stereotypes qu’on avait des Etats-Unis. C’était une sorte d’El Dorado, tout allait bien, on allait bien s’entendre avec les noirs americains, les cousins comme on les appelait. Y’avait le Hip Hop, j’allais plus regarder les clips, j’allais les vivre !!! (Rires) Dix ans plus tard mon regard s’est retourne vers l’Afrique. C’est un 180 degres total. Pourquoi ? C’est tres simple et ca je veux que vos lecteurs le sachent ? Si tout ce que vous savez des Etats-Unis c’est a travers les films et les clips, et meme les documentaires parce qu’en general ils ne capturent qu’un aspect de la realite, c’est que vous ne savez rien des Etats-Unis. Ici comme mes freres Ivoiriens disent c’est un pays ou tu vas manger ton totem ! Quand je suis retourne en vacances et que j’ai essaye d’expliquer ca a mes potes, ils m’ont vite rabroue comme si j’essayais de les decourager de venir mais c’est pas ca, je voulais juste qu’ils aient une idee plus proche de la realite des US que celle qu’ils se faisaient. Ce n’est pas quelque chose que je peux expliquer en une phrase ni meme en un livre ni meme dans un film, c’est quelque chose qui se vit. Mais ce que ca m’a appris c’est que je suis fier d’etre Africain, de qui je suis, d’où je viens et ou j’appartiens. J’ecoutais meme pas de N’dombolo ou de musique Africaine avant de venir ici parce que pour moi ca c’était pour les « gaous », moi j’etais dans le Hip Hop et c’était ca la verite. Mais vous savez quoi, apres deux ans, j’ai arrete d’ecouter le Hip Hop Americain, en tout cas celui qui passe tout le temps a la tele parce que quand tu comprends vraiment ce qu’ils disent, ce qu’ils admirent, ce qu’ils vivent, tu te rends compte que ces gars et moi, on n’a pas les memes problemes. C’est une sorte de demystification graduelle et quand cette demystification est complete, vous ouvrez les yeux. L’Afrique c’est chez moi, et malgre tous ses problemes, c’est toujours chez moi et je veux que chez moi ca aille. C’est un peu ce dont je parle dans mon album, ce processus d’auto decouverte que j’ai subi ici. Donc je prepare mon retour vers l’Afrique parce que je veux rentrer pour faire avancer les choses, mais je veux rentrer avec les  moyens qu’il faut. J’ai déjà commence a travailler dans cette direction avec UNOHH et je me prepare de manière a avoir les moyens de ma politique.

 

BoobahSiddik-BlueManWiddaStick1UNOHH : Tout a fait ! A propos de votre album, parlons en peu… Quel est donc ce nouvel album dont toute la communaute Hip Hop Africaine aux Etats-Unis parle ?


Boobah Siddik : Vous etes un mauvais flatteur (rires) ! Non serieusement ce nouvel album est mon premier album solo. Il se nomme « Dead Goats : Chronicles of A Jindoh ». Dead Goats c’est court pour Dead Goats Don’t Fear Knives, qui se traduit en francais comme « Cabri Mort N’a Pas Peur De Couteau ». C’est un proverbe ivoirien assez celebre et c’est par rapport a mon experience ici aux Etats-Unis un resume de ma mentalite actuelle. Tu galeres tellement ici qu’apres un moment ya pas grand-chose qui te fait peur et que tu vas pas tenter pour t’en sortir, tu commences a penser en cabri mort, et c’est ca etre « Dead Goat ». C’est cette experience et mentalite que je veux montrer aux Americains. « Chronicles of A Jindo » c’est les Chroniques d’un Jindo, moi, etant donne que comment tu te nommes affecte ta vision de toi-même, j’ai decide de ne pas me definir ou me laisser definir en tant que « thug », « pimp » ou « gangsta » . Ces trois noms sont les roles dans lequel le noir aujourd’hui se definit aux US, et par extension, la jeunesse noire qui suit tout ce qui se passe aux Etats-Unis, et tous ces noms, ces roles sont des negatifs. Comme je vous ai dit, si vous vivez en dehors des Etats-Unis et que vous ne connaissez pas l’état de la societe noire aux US, vous penserez que ces noms sont cools, l’imagerie est tres forte, tres seduisante. Mais un thug, un gangsta c’est un bandit, un pimp, c’est un proxenete. Je suis fatigue que les pires d’entre nous soient ceux qui sont choisis par un structure controllee par des blancs pour representer tout un peuple. Moi j’ai choisi de me representer en tant que Jindo, qui est un terme qui represente un noir qui est fier de ses origines, de qui il est, qui a de l’ambition et qui prend ses responsabilites. Un Jindo c’est un homme qui s’assume, un point c’est tout et ca veut dire qu’il tournera gangsta si tu rentres dans sa surface de reparation mais etre gangsta n’est pas son ambition dans la vie. C’est donc comme ca que je peux expliquer le titre de mon album. Il est compose de 19 tracks. Les beats ont été composes par Olatunji qui est un pote Sierra Leonais a moi qui est tres doue quand il s’agit de faire des beats Hip Hop qui utilisent des samples Africains, Dr Yswaad qui est Algerien mais base en Suisse, Lone Star qui a toujours produit nos beats pour les albums de Shadow Zu, et aussi quelques beats que j’ai produit moi-même. J’ai deux chansons en featuring avec Shadow Zu, et deux autres featurings avec mon pote ghaneen Wanlov et Lone Star. Le reste de l’album c’est du DBS pur comme les vrais savent. Ca m’a pris un an pour enregistrer cet album parce que je voulais que le resultat final soit impressionant, et les critiques de l’album ont etre tres bonnes donc j’ai confiance quand l’album sortira.

 

UNOHH : Pour quand est prevue la sortie de l’album ?

 

Boobah Siddik : Juillet 2007. J’etais a LA dernierement pour enregistrer les clips pour deux sons sur l’album. Mon featuring avec Shadow Zu « Harmattan Winds » qui a déjà commence a faire le tour des plages de Hip Hop Africain ici aux Etats-Unis et pour le premier single officiel de l’album «That Music For Your Soul » dont je suis sur le refrain vous restera dans la tete. Les clips devraient commencer a passer sur MTV Africa et Trace TV en mi-Juillet ou debut Aout 2007, et aussi sur votre tele nationale au meme moment. L’album sera disponible a la vente digitalement a travers ITunes et physicalement a travers mon site www.boobahsiddik.com et sur CDBaby. Je sors cet album a travers mon label que je viens de lancer qui se nomme ArmaDawah Records  et si tout marche bien, je ferais sortir d’autres artistes qui sont bases en Afrique pour leur donner  la chance de se faire connaitre aux Etats-Unis.

 

UNOHH : En quel language avez-vous enregistre ?

 

Boobah Siddik : Majoritairement en anglais, j’ai deux morceaux en francais, Mon Arme A Dawah et Pantalons Baisses, mais le reste de l’album est en anglais avec du francais melange ca et la.

 

UNOHH : Informaticien, Artiste, CEO, graphiste, vous faites un peu de tout, quand est ce que vous avez le temps de dormir ?

 

Boobah Siddik : Le jour ou je vais m’endormir en plein milieu d’un interview, la je saurais que j’ai abuse (Rires), mais bon jusque la ca va. Toutes mes activites me prennent beaucoup de temps et c’est ma femme qui s’en plaint, c’est vrai que j’abuse quelque fois mais comme je disais l’autre fois a Bouba Magagi c’est quand le Hip Hop Africain sera au top la que je pourrai estimer que j’ai fait quelque chose de valeur. Et puis comme je vous ai dit plus tot, on ne peut plus s’asseoir a attendre que les choses soient faites pour nous, moi en tout cas j’ai un cerveau, deux mains qui marchent, je vois, j’entends, je parle donc Dieu Merci je peux fonctionner et je vais exploiter ca a fond. J’ai de la chance que je peux joindre mes deux passions l’electronique et la musique dans un meme effort et je ne vais reculer devant rien pour accomplir ma mission, surtout si tout ce que ca prend c’est seulement de la determination et un peu d’huile de coude.

 

UNOHH : Qu’auriez vous a dire aux rappeurs en herbe africains qui vous ecoutent et aimeraient apprendre quelque chose de vous ?

 

Boobah Siddik : Ohh, ca c’est simple : Restez vous-même ! Restez vous-même ! Je le repete parce que je ne sais pas combien de fois j’ai vu des clips de rappeurs africains sur le net et j’ai secoue la tete avec degout parce que ce que je voyais était ridicule. Je vais vous dire  quelque chose de simple. Si tu es Africain et que tu essayes de rapper comme si tu venais de Brooklyn ou du 9-2, tu perds des deux cotes. Du cote de Brooklyn ou du 9-2 tout de suite on va te descendre par ce que c’est clair que tu viens pas de chez eux. Chez toi-même on va te descendre pire parce que ceux qui sont supposes ecouter ta musique ne se reconnaitront pas en toi, parce que toi-même tu veux etre quelqu’un d’autre. Nous quand on fait nos shows ici, c’est nos boubous, nos accents qui attirent les gens vers notre musique, on ne pretend pas etres des rappeurs americains, on assume et on vante notre Africanite et les gens reagissent positivement a l’authenticite. Une autre suggestion aussi, c’est d’arreter d’utiliser le mot « nigga », c’est un mot qui est tres charge et les Africains ne comprennent pas vraiment l’origine de ce mot et le contexte qui vient avec. Meme si les rappeurs americains l’utilisent ca ne fait pas l’unanimite. Mais en somme mon conseil serait de ne compromettre son identite pour personne.

 

UNOHH : Une derniere pensee pour nos lecteurs ?

 

Boobah Siddik : Si vous avez ecoute ou lu cet interview jusque la merci de depenser cinq minutes de votre vie sur un jindo comme moi. J’espereBoobahSiddik-WiddaStick2 que vous avez appris quelque chose d’interessant parce que sinon ya pas remboursement ohh !!!(Rires). Sinon serieusement je lance encore un appel aux artistes, UNOHH est la pour vous, pour faire votre promotion donc n’hesitez pas, et surtout n’ayez pas peur et ne vous limitez pas. Ayez confiance en vous et n’arretez pas de rever. C’est en arretant de rever qu’on arrete d’avoir de l’ambition. Je n’ai pas de millions derriere moi, tout ce que j’ai c’est mon PC rafistole et mon savoir, c’est tout ce que j’ai pour bosser en ce moment. Mais je crois en moi et j’ai des gars qui croient en moi et en eux meme. Et ca m’amene a un autre point : il faut arreter cette mentalite de panier a crabes entre rappeurs ! Cette division est ce qui fait stagner le Hip Hop Africain et fait que les promoteurs peuvent se payer notre gueule. Plus d’unite et vous verrez les resultats vous-mêmes. Quand a vos lecteurs, j’aimerai insister pour qu’ils fassent leur part et continuent de supporter les artistes, et par supporter je veux dire, acheter les CDs et eviter d’encourager les pirates. C’est a cause de la piraterie que bien que le coupe decalle soit le style le plus celebre en Afrique en ce moment, les DJs n’arrivent pas a manger de la vente de leur CD. Bon merci a vous , merci a tous ceux qui m’aident et qui cheminent avec moi dans ce combat, Shininscorp, Bouba Magagi, Bouba Sidibe, Djasser 2 Full, Marso Fresh, MathCoolJ, Baf Diguess, you meme you know, on est ensemble !

 

Nous aurons l’occasion de discuter avec Boobah Siddik encore a l’occasion de la sortie de son album. Pour plus d’informations sur Dynamik Boobah Siddik, vous pouvez visiter les sites suivants :

http://www.boobahsiddik.com

http://www.myspace.com/boobahsiddik

 

United Nations of Hip Hop

 

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